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 Enseignants chercheurs, votre point de vue nous interesse


 L'edito

Chers enseignants-chercheurs,

De quoi notre pays a-t-il le plus besoin en ce début de 21ème siècle, particulièrement au cœur de la crise que nous traversons ? De femmes et d’hommes formés pour relever les défis de l’avenir. D’une dynamique d’innovation et de recherche ambitieuse pour donner un temps d’avance à la France.

Dans cette logique, l’université est un des lieux les plus stratégiques pour l’avenir de notre pays. C’est au cœur de nos universités, grâce à vous, que se mène la bataille essentielle de l’intelligence.

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Jean-François Copé décrit la démarche du site
enseignants-chercheurs.fr et la logique de dialogue
dans laquelle il s'inscrit.




Daniel Fasquelle (député UMP du Pas de Calais)
présente le groupe de travail et de dialogue
mis en place par le Groupe UMP avec les
enseignants chercheurs


Benoist Apparu (député UMP de la Marne)
revient sur l'esprit de la loi relative aux
libertés et responsabilités des universités dont il a été
rapporteur






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(c) Scriptsmills, 2009
Bernard
12 Fév. 2009, 20:11
Analyse intéressante de ce député qui manifestement sait de quoi il parle. Je pense qu'un compromis peut être trouvé, encore faut-il le chercher !
Ahmed
12 Fév. 2009, 20:26
Excellente initiative. Je crois qu'une des priorités, c'est de bien dissocier l'évaluation et la modulation entre enseignement-recherche-tâche administrative.

L'enseignement ne peut pas être une punition !
Léo M.
13 Fév. 2009, 00:38
Il faut retirer le décret jusqu'à ce que la réforme du Conseil national des universités soit prête, pour éviter qu'il y ait des mesures transitoires en ce qui concerne l'évaluation.

oui à l'évaluation au niveau national et par discipline.
non à l'évaluation par le conseil scientifique de l'université. Cela n'aurait pas de sens.
Steeve
13 Fév. 2009, 10:14
cette réforme est je le pense utile. Je trouve cette initiative de donner la parole interessante.
Toutefois que va-t-il en sortir?
Ce sont un peu toujours les mêmes qui se plaignent en france. En période de crise je trouve cela vraiment indécent voire même grossier...
chercheur en colère
13 Fév. 2009, 11:37
Ces projets de réformes sont dangereux pour l'université (position idéologique discutable il est vrai mais qui est la mienne) mais aussi TRES MAL FICELES!

- une charte "de bonne conduite" pour le décret réformant le statut des EC! Cela indique que'une mauvaise utilisation des nouveaux statuts sera possible... et comme une charte n'a aucune valeur juridique, je vous laisse conclure... que c'est du bricolage!

-- la réforme de la formation des enseignants: le ministère a décidée de la mettre en place à toute vitesse, sans répondre à des questions précises et importantes posées par ceux qui cherchaient à produire des maquettes.


L'idéologie est une chose. Un grand nombre d'enseignants chercheurs ne partage pas celle du gouvernement envers la recherche et l'enseignement sup (ou l'éducation en gal)

Mais proposer des projets de réforme aussi mal faits en est une autre, peut-être plus inquiétante!
Comment cela est-il possible?

Proposer nous des projets de réformes bien construits au moins. Et pour ce faire, il faut les reprendre depuis le début, en profondeur, etc..

FAITES BIEN VOTRE TRAVAIL

Prof. J.M. Eloy
13 Fév. 2009, 12:05
Je lis avec plaisir "Votre point de vue nous intéresse" : pourquoi donc ces réformes précipitées sans concertation avec les universitaires ? Pourquoi engager ce "dialogue" tout en annonçant qu'on ne touchera pas aux "principes de la réforme", qui sont largement refusés par les universitaires ?
Je lis avec plaisir que "l’université est un des lieux les plus stratégiques pour l’avenir de notre pays" : pourquoi donc 1000 postes en moins ? Et si les BESOINS humains existent, faut-il aveuglément appliquer un DOGME de réduction des fonctionnaires nécessaires ? La "bataille de l'intelligence" ne peut reposer sur la précarisation des intelligences.
Tristan Boffard
13 Fév. 2009, 12:20
En période de diminution du nombre de postes (1 départ à la retraite sur 2 non remplacé), les heures vont retomber sur les enseignants restant en poste.

Mais pour accroître légalement le temps de travail des enseignants chercheurs sans les payer en heures supplémentaires (trop cher), il fallait modifier leur statut : les astreindre à faire plus d'heures de cours = transfert des heures complémentaires dans les services statutaires)
D'où ce mécanisme d'évaluation supplémentaire : si elle est jugée insuffisante (critères ?), le pdt de l'université peut doubler le temps de cours devant les étudiants.

2ème élément essentiel pour comprendre la mobilisation actuelle :

Puisque les universités deviennent autonomes, elles financeront leurs missions elles-mêmes.
Pour gagner sur un budget toujours trop court par principe, elles feront immanquablement pression pour que les évaluations des enseignants chercheurs soient le plus souvent jugées insuffisantes;

Résultat : 90 % des enseignants verront leurs heures de cours augmenter, en proportion variable suivant leurs relations avec le pdt de l'université ...

Chacun a rapidement compris que sous couvert d'améliorer la recherche française, il s'agissait bien davantage de diminuer les coûts de fonctionnement.
Alors que c'est déjà à l'université qu'on dépense le moins par étudiant, et que pourtant nos étudiants ont besoin du plus fort encadrement vu leur niveau moyen (pas de sélection à l'entrée).
Bref, on fait tout à l'envers =
D'où cette mobilisation inédite.

Dans ces conditions, pas besoin d'être grand clerc pour comprendre que :
la négociation commencera lorsque le gouvernement aura retiré cette modulation à la hausse des services de cours.
l'évaluation supplémentaire qu'on nous propose serait très intéressante si elle avait vraiment pour but d'encourager la recherche et de rendre plus attractif notre métier. Ce n'est pas du tout le cas aujourd'hui !
Sébastien
13 Fév. 2009, 13:45
Universitaire, je crois qu'avant de "toucher" aux règles qui régissent notre métier (j'évite soigneusement le terme de statut) il est surtout urgent de nous aider à gérer notre personnel de manière intelligente. Dis différemment, il pourrait s'agir d'avoir une gestion performante des ressources humaines! Mais ce dernier terme heurte les uns autant que le statut heurte les autres...
Dans ce domaine, nous avons d'énormes progrès à faire, pour le bien des étudiants, de la recherche et pour le nôtre!
Cela peut se faire "en douceur" sans décret, mais pour y parvenir, nous avons besoin d'AIDE.
Charles
13 Fév. 2009, 13:52
Je suis étudiant en M1 d'économie, j'ai également fait une école d'ingénieur donc je pense savoir de quoi je parle.

Que les enseignants-chercheurs publient ou pas, cela m'est totalement égale.
Ce que veulent les étudiants (les vrais étudiants, pas les militants de l'UNEF...) ce sont d'abord des moyens financiers et ensuite des profs, les meilleurs possibles, peu importe qu'ils soient chercheurs ou pas, qu'ils publient ou pas, qu'ils soient français etc...

Depuis 40 ans l'idéologie gauchiste qui tient l'université française est un désastre pour celle-ci. Pas besoins d'être de gauche ou de droite, il suffit de voir les faits. Je vous invite à vous rendre dans les salles de cours d'une des plus grande fac de France : Paris-X Nanterre, pour apprécier la réalité de l'université française...
Richard
13 Fév. 2009, 14:06
En vrac, il faut :
1) une prime pour chaque article publié en français
2) une double prime pour chaque article en anglais
3) les monographies dites "de vulgarisation" doivent être comptabilisées
4) supprimer la prime d'enseignement et de recherche à ceux qui ne publient pas
5) suspendre l'évaluation de jeunes parents
6) revaloriser les revenus de début de carrière : il est scandaleux de se retrouver à moins de 1800 euros net quand on est maître de conférences en début de carrière
7) supprimer l'augmentation du nombre d'heures d'enseignement qui ne publient pas
8) obliger les universités qui ont recruté à publier la thèse des nouveaux MCF si elles ne sont toujours pas publiées
9) fermer les grands écoles ou les rattacher aux universités
10) instaurer une obligation de présence : un étudiant est désinscrit automatiquement en cas de plusieurs absences non justifiées en TD
11) fermer des postes dans des départements en sous-effectifs (allemand, russe, etc.) et réinvestir l'argent gagné
12) supprimer le CNU, un doublon par rapport à la soutenance qui coûte trop cher
13) interdire les recrutements locaux
14) proscrire le népotisme (instaurer une commission de surveillance pour les maisons d'éditions parauniversitaires et les commissions de recrutement)
15) exclure automatiquement les étudiants qui bloquent les universités
ETC.

Jean Pierre Ribieras
13 Fév. 2009, 14:27
1- Un minimum de selection à l'entree des universités
2- Des diplômes qui servent à trouver un emploi Donc avec une relation directe avec le monde reel
3-Des "chercheurs" qui cherchent quelque chose et qui soient presents au labo c'est un minimum
Cesser de chercher la pensée profonde des escargots de l'Auvergne avec des Psycho sociologues qui ne servent à rien
4- Fondamental, que le CNRS soit autre chose qu'une annexe du PC
Le reste n'est que perte de temps et reunions inutiles
Cercina
13 Fév. 2009, 14:31
Bonjour

Les états généraux de la recherche avaient permis d'élaborer un document de travail susceptible de vous faire gagner du temps. Si vous êtes sincère dans votre démarche de vouloir recueillir les propositions des Enseignants chercheurs et des chercheurs, alors le travail des états généraux pourrait vous servir de document de base.
Bien à vous
je ne revoterais plus sarko ni l'ump
13 Fév. 2009, 14:49
mon avis vous êtes un gouvernement de tokars, rendez nous les clés de l'elysée qu'on puisse revoter, comme le traité de lisbonne
moi
13 Fév. 2009, 14:51
Vous ne comprenez donc pas qu'on en peu plus de Sarkosy, tous les jours un discours, tous les jours des promesses quitombent à l'eau le jour suivant, il nous fatigue
Mengin
13 Fév. 2009, 15:04
Il est urgent de mettre "les" chercheurs ("tous les " chercheurs) au travail sur des programmes de travaux validés et contrôlés par ceux qui paient cad les contribuables par l'intermédiaire de leurs représentants et d'écarter les syndicats politisés de tout pouvoir de décision en la matière. De même pour l'évaluation de la qualité du travail des chercheurs.
Il est urgent aussi de faciliter le financement de la recherche par la mobilisation du secteur privé.
Si le chercheur est bon, il n'a rien à craindre.
Arrêtons les élucubration sur un texte proposé: aucun texte ne sera jamais complètement satisfaisant vu la diversité des intérêts et la prégnance des idéologies contestataires.
Bernard
13 Fév. 2009, 15:07
Pour faire de l'Université, un des lieux stratégiques de l'avenir du pays, il faudrait établir en tout premier lieu une sélection à l'entrée pour pouvoir travailler de façon efficace. Ce n'est pas le cas : il faut donc composer avec ce qui existe. Dans ce cadre, il faut orienter 80 à 90 % des étudiants vers des filières professionnalisantes et les 10 % qui restent vers des parcours plus traditionnels, fondamentaux ou théoriques, mais obligatoirement pluridisciplinaires notamment dans les sciences humaines et sociales. Il faut aussi faire un grand nettoyage au sein des Masters actuels qui, notamment dans les SHS, ne donnent pas toujours de bons résultats en termes de débouchés. Quant au statut des enseignants, il faut demander CHAQUE ANNEE aux enseignants un rapport d'activité individuel qui serait soumis ensuite à une évaluation nationale par la section du CNU adéquate. L'évaluation suivrait ainsi une procédure similaire à celle du recrutement et je ne vois aucune raison pour laquelle les enseignants-chercheurs la refuseraient. Sur la base de l'évaluation du CNU, le service en volume de cours des enseignants-chercheurs pourrait être modulé par le Président d'Université sur proposition du ou des directeurs d'UFR (modulation progressive). Une commission locale des litiges examinerait les recours d'enseignants s'estimant lésés par l'alourdissement éventuel de leur service. Dernière suggestion : développer le recours à la visioconférence, aux NTIC dans l'enseignement de façon à mieux maîtriser les coûts tout en obtenant des résultats de qualité identique. Dans la coopération internationale, on est souvent conduit à proposer la création de plateformes d'e-learning avec les territoires distants (en Afrique, aux Caraïbes, etc ), notamment dans le cadre d' appels d'offre de l'Union européenne. Ce sont des modalités de formation qu peuvent donner d'excellents résultats. Mais évidemment, ce type de suggestion qui économise des postes de travail n'est pas en odeur de sainteté sur les Campus...
thomas
13 Fév. 2009, 15:34
Ca fait la troisieme fois en trois ans que l'enseignement en faculte est perturbe par des gens qui ne savent pas dialoguer, et/ou prennent plaisir a faire durer la perturbation.
olivier
13 Fév. 2009, 15:43
j'avoue ne pas trop comprendre, ou alors trop bien, les raisons du mouvement de mes collègues. Pas trop comprendre parce que la réforme du statut proposée est une bonne réforme, du moment que les instances universitaires ( Départements, Facs, Conseils) gardent toute leur place dans la répartition du temps exercé à l'Université au cours de l'année. Trop bien comprendre parce que la dimension psychologique des réactions de mes collègues me paraît essentielle à prendre en compte. Certains ont peur d'être marginalisés, d'autre ont peur de devoir vraiment accomplir leur service, d'autres enfin ont peur d'être victimes d'arbitraire. Or que je sache l'arbitraire a toujours existé et existera quelle que soit la couleur politique du président, des vice présidents ou des doyens. Trop bien comprendre enfin parce que les universitaires souvent sont conservateurs, hostiles à toutes réformes, surtout d'ailleurs depuis peu ,etc'est la marque de cette époque,ils affichent des idées de gauche ou d'extrême gauche. Tels sont les raisons qui me font ne pas être gréviste et attendre l'évolution de la situation que je ne perçois pas comme dramatique mais plutôt symptomatique d'un état de l'université qui méritait en effet d'ê'tre modernisée...
Debouy
13 Fév. 2009, 17:00
En sus des récriminations sur les idées nobles relatives au statut, il faudrait ajouter les considérations plus matérielles: quel corps de fonctionnaire, de niveau équivalent perçoit une prime d'un montant aussi faible que la prime de recherche ? Un jeune conseiller de Tribunal administratif perçoit en début de carrière une prime de 13 000 euros par an en sus d'une autre prime d'un montant certes plus faible. Comparez avec les 1000 euros de la prime de recherche !
Chalonnais
13 Fév. 2009, 17:33
Tout cela est bel et bon, mais comme d'habitude les paroles verbales n'engagent pas ceux qui les prononcent, et désespèrent les sourds et malentendants qui y ont cru !
Michel Foucault (philsophe non publiant)
13 Fév. 2009, 17:40
Introduction à la vie non-fasciste

par Michel Foucault



" [...] On pourrait dire que l’Anti-Œdipe est une Introduction à la vie non-fasciste.

Cet art de vivre contraire à toutes les formes de fascisme, qu’elles soient installées ou proches de l’être, s’accompagne d’un certain nombre de principes essentiels, que je résumerais comme suit si je devais faire de ce grand livre un manuel ou un guide de vie quotidienne :

- libérez l’action politique de toute forme de paranoïa unitaire et totalisante ;

- faites croître l’action, la pensée et les désirs par prolifération, juxtaposition et disjonction, plutôt que par subdivision et hiérarchisation pyramidale ;

- affranchissez-vous des vielles catégories du négatif (la loi, la limite, la castration, le manque, la lacune), que la pensée occidentale a si longtemps sacralisées comme forme du pouvoir et mode d’accès à la réalité.
Préférez ce qui est positif et multiple, la différence à l’uniforme, le flux aux unités, les agencements mobiles aux systèmes. Considérez que ce qui est productif n’est pas sédentaire, mais nomade ;

- n’imaginez pas qu’il faille être triste pour être militant, même si la chose qu’on combat est abominable. C’est le lien du désir à la réalité (et non sa fuite dans les formes de la représentation) qui possède une force révolutionnaire ;

- n’utilisez pas la pensée pour donner à une pratique politique une valeur de vérité ; ni l’action politique pour discréditer une pensée, comme si elle n’était que pure spéculation. Utilisez la pratique politique comme un intensificateur de la pensée, et l’analyse comme un multiplicateur des formes et des domaines d’intervention de l’action politique ;

- n’exigez pas de la politique qu’elle rétablisse des "droits" de l’individu tels que la philosophie les a définis, l’individu est le produit du pouvoir. Ce qu’il faut, c’est désindividualiser par la multiplication et le déplacement les divers agencements. Le groupe ne doit pas être le lien organique qui unit des individus hiérarchisés, mais un constant générateur de "désindividualisation" ;

- ne tombez pas amoureux du pouvoir."

Michel FOUCAULT, Dits et Ecrits III.
Robert Ponceyri
13 Fév. 2009, 17:42
Professeur de science politique
Membre nommé du CNU
Ancien membre de la commission Mazeaud sur l'immigration

il me semble totalement inacceptable que des collègues jugés indignes d'une promotion par le CNU du fait de leur insuffisance professionnelle,puissent etre promus localement,à moins de vouloir tirer vers le bas toute l'université.
Merci de votre détermination
Dominique Adrian
13 Fév. 2009, 18:24
Je ne suis pas enseignant-chercheur, mais je suis doctorant (histoire), donc j'ai eu toute latitude d'observer les enseignants chercheurs.
Ceux qui parviennent à faire de la recherche et à soigner leur enseignement sont des héros. 800 heures d'enseignement, 800 heures de recherche? Quelle blague! Commencez par tenir compte du travail administratif considérable imposé aux EC, sinon toute réflexion sur le temps de travail est vaine. Je ne sais pas le quantifier, ce travail: 200, 400, 600 h annuelles? Sans doute plus 600 que 200, en tout cas.
Les EC que je connais ont le temps de faire de la recherche... pendant leurs vacances. Pas étonnant que certains négligent leur enseignement et que d'autres abandonnent la recherche.
Et arrêtons de tuer les sciences humaines et les lettres : on suit les modèles étrangers, paraît-il? Alors au contraire, développons-les, puisqu'elles sont fondamentales dans tous les pays qu'on prétend imiter. Et les bibliothèques!
Gérard M.
13 Fév. 2009, 18:50
La maison brule et les incendiaires s'interrogent! Tant qu'il y a de la lumière et du chauffage vous devriez savoir que nous
sommes contents... à en pleurer
michel Prieur
13 Fév. 2009, 19:05
Dans le décret en question un art. 35 reprend et aggrave le texte antérieur sur les professeurs émérites. Ceux-ci sont les oubliés de la réforme sous pretexte qu'il sont en retraite ils sont condamnésà ne rien faire. Si , ilspeuvent travailler librement dans le secteur privé en étant payés, mais s'ils travaillent pour l'Université ce ne peut être qu'à titre "bénévole"! les professeurs étrangers renommés qui viennent faire des cours en France après 65 ans ne peuvent être payés! Aussi ils ne viendront plus et les professeurs les plus renommés de France doivent aller faire des cours et conférences à l'étranger s'ils veulent être rémunérés pour le service rendu. Il faut être concret, aussi j'ai proposé à Mme Bazy-Malaurie et au Doyen Fasquelle une réforme précise de l'art. 35 pour que les professeurs émérites soient enfin reconnus et aient un statut. La loi du 13 septembre 1984 prévoyait un décret fixant les droits et les devoirs des professeurs émérites, on attend toujours ce décret 25 ans après! Il est temps de reconnaître les services éminents que les retraités de l'Université peuvent encore donner à la nation sans être méprisés et humiliés.
julien foucaud - post-doctorant CNRS
13 Fév. 2009, 19:18
Sans vouloir donner de leçon à quiconque, un rapport avait été rédigé à l'époque du premier mouvement Sauvons la recherche, qui lui était à la fois humain et ambitieux.

Sans comparaison avec l'abandon programmé de l'université et de la recherche proposé par ce gouvernement.

Loin de moi l'idée de dire que l'organisation de l'université ou des instituts est parfaite, je suis le premier à en dénoncer les errements. Mais un démentèlement global et une logique mercantiliste appliquée à la recherche ne sont que des voies sans issues.

Alors que tout le monde s'accorde à penser que LA voie de sortie de la crise actuelle est celle qui consiste à essayer d'éviter la prochaine (écologique, au cas où vous ne sauriez pas au courant) par plus de recherche et d'innovations, vous vous faites les héraults d'une politique toujours plus libérale... Aurait-on du mal à tirer les leçons des catastrophes les plus récentes dans ce gouvernement.

La question de la science dans la société réclame plus de courage et d'ambition que d'idéologie...

PS : la recherche m'a appris une chose : il est beaucoup plus facile de détruire que de construire.
maurice nivat
13 Fév. 2009, 20:11
je viens de mettre un texte dénonçant l'agression verbale inqualifiable à la quelle s'est livré le président contre la communauté des enseignants chercheurs et au moins une contre vérité manifeste du discours du 22 janvier
et j'ai demandé à Monsieur Copé de m'expliquer le pourquoi de cette agression que j'ai ressenti comme une insulte
je voudrais maintenant voir apparaitre ce texte sur votre forum
Julio Egrette
13 Fév. 2009, 20:36
Evaluez-moi, évaluez-moi
Oui, mais pas tout de suite, pas trop vite
dans quatre ans ou dans six, comme vous voudrez
Evaluez-moi, évaluez-moi
Mais avant de vous comporter en jury souverain
Commencez par me dire à quelle sauce vous me jugerez
Enseignement recherche ou administration
que dois-je avoir fait pour être bon
Sont-ce mes publications
Ou bien mes citations
Qui me vaudront la promotion...
Evaluez-moi, évaluez-moi
Oui mais pas tout de suite, pas trop vite
Sachez m'expliquer, me convaincre, me décider
Evaluez-moi, évaluez-moi
Avec délicatesse, en souplesse, et doigté
Choisissez bien les mots, mes pairs chéris
Comment allez-vous faire
Pour estimer mes performances, pédagogiques
Demanderez-vous aux étudiants, ce qu'ils en pensent
Compterez-vous les diplômés, en fin d'année
De votre vision experte, allez-y...
Evaluez-moi, évaluez-moi
Maintenant tout de suite, allez vite
Sachez me juger, suis-je qualifié pour administrer
Evaluez-moi, évaluez-moi
Conduisez-vous avec équité
Soyez mon juge... Agissez !
Evaluez-moi, évaluez-moi
Mais vous... précisément, qui vous a évalué ?
Claude D.
13 Fév. 2009, 20:41
Nous voulons le retrait de ce texte ! Point barre.
Quant à Mr Fasquelle, qu'il aille d'abord expliquer à son président qu'on ne traite pas les chercheurs comme il l'a fait le 22 janvier.
Mr Sarkozy est un inculte dangereux.
Marie
13 Fév. 2009, 21:43
J'aimerais savoir si les enseign- cherch. grévistes sont payés depuis le début du mois de Février, début de la grève. Je pense qu'ils le sont même s'ils refusent d'enseigner car sinon ils ne pourraient pas tous tenir aussi longtemps en grève et gâcher du même coup l'avenir de milliers d'étudiants qui verront leur année universitaire complètement dévalorisée !
Marie
13 Fév. 2009, 21:46
On connaît le point le plus litigieux c'est la modulation de service. Comptez-vous revenir sur ce point comme Chirac il y a 20 ans ?
Syrius
13 Fév. 2009, 21:57
Ce site est une bonne initiative; mais une initiative qui aurait été inutile si la ministre avait fait son travail de concertation en amont.

Il est bien aussi que les députés marquent leur considération pour l'université. C'est toujours mieux que les discours méprisants de NYPD.

Cela dit, je ne vois pas la cohérence entre les intentions affichées par Copé ("C’est le défi que nous voulons relever en dotant les universités françaises de moyens renforcés") et les suppressions de postes annoncées.

S'agissant du projet de décret: oui à une évaluation (des enseignements aussi! pas seulement de la recherche!), oui à une modulation des services. Mais il faut trouver des modalités INTELLIGENTES. Pas des mesures bancales qui vont favoriser encore plus le copinage et les petits arrangements.

Par ailleurs, sur la méthode, la médiation de deux mois est vraiment une blague. Personne n'est dupe: soit la ministre veut avancer et quinze jours suffisent pour aplanir les problèmes et faire de nouvelles propositions, soit elle cherche à faire pourrir le mouvement et le retour de bâton risque d'être sévère.

Un dernier point: les ministres (et les parlementaires) devraient s'investir pleinement dans leurs mandats et leurs fonctions. Il est tout à fait scandaleux de voir Mme Pécresse faire campagne pour les élections régionales de 2010 alors que la maison brûle. Si vraiment elle tient à s'investir dans la vie locale, elle devrait voir son service moduler... avec la suppression de ses responsabilités ministérielles!
CORINNE
13 Fév. 2009, 21:57
Pour répondre a une question : OUI ils sont payes depuis le début. C'est un leurre, c'est facile comme çà !! On peut tous faire grève dans ces conditions. Les "Méchants" Présidents d'Universités ne peuvent meme pas leur enlever le salaire de peur d'etre encore plus critiqués.
Ce pays est ingouvenable avec des gens comme çà. Je suis technicienne dans un labo de recherche. Ces gens là vivent dans un monde virtuel. Ils ne savent ce que veut dire "licenciement économique", horaire précis sinon on t"'enlève un quart d'heure de salaire s'il y avait des embouteillages sur ton chemin le matin. Ils ne savent RIEN de la vraie vie. Et ils se disent l'élite !!!! Ce ne sont que des contestataires mauvais et aigris pour la plupart qui ne savent regarder que leur nombril.
ININTERESSANTS !!!!!
Angele S
13 Fév. 2009, 22:07
Mr Apparu,
Saurez vous etre aussi droit face aux ministres darcos et Pecresse que face aux tolles de l'UMP lors de votre intervention sur le "annuites" des parlementaires...nous esperons que vous saurez garder votre foi, les defenseurs des Ec en manquent en ce moment!!! Enseigner durant 40 ans apres avoir fait 8 ans d'etudes et 4 post docs, c'est ce que s'appretent a faire les quelques jeunes qui osent encore s'engager dans la recherche...enseigner jusqu'a 70 ans , avec Alzheimer qui ne s'arrangera pas, rapport au manque de chercheurs entre autres, c'est deja tout un chemin de croix...si on ose parler de la precarisation qui s'ajoute a la defection, aux credits qui s'etiolent et aux differences de remunerations agrees par les CA locaux tout puissants......ou trouverons nous nos chercheurs??Les enseignants qui les forent, pas de soucis, on a deja acte que ce seront les mauvaises tetes bonnes a rien qui ont trouve un doctorat dans un vieux paquet de Bonux...Ha! les cadeaux bonux, c'est comme un bon chercheur...ca se perd de nos jours
la faute a qui, aux profs ....hmmmm on tournerait pas en rond dans ce ministere?
Marie
13 Fév. 2009, 22:13
J'ai lu le début des états généraux et j'ai vu ce qui était proposé, toujours pareil, plus de moyens, plus de commisions, alléger les procédures de gestion ce dernier point veut dire faire comme le privé mais sans les inconvénients que sont les contrôles.
esnay
13 Fév. 2009, 22:16
pouvons nous savoir le fond de la pensée du gouvernement sur un sujet simple... l'université privée?
Pascal
13 Fév. 2009, 22:22
Que ce texte d'Obama puisse inspirer ceux qui nous gouvernent.
Marie
13 Fév. 2009, 22:39
Ca y est j'ai eu ma réponse.
Vous trouverez ci-joint le COMPTE RENDU DES DÉBATS sur la coordination nationale des universités qui a lieu le 02/02/2009
"On n’a pas à se déclarer gréviste. C’est à l’administration de faire ou non ses vérifications. On peut ainsi réaliser une caisse de grève, en solidarité avec les BIATOS notamment, et pour financer les trajets des délégués aux coordinations… Il faut aussi mettre en avant le mot d’ordre de paiement des jours de grève dans les revendications et les protocoles de fin de grève.

Voilà dès le début de la grève on va négocier le paiment des jours de grève !!!!!!!

Deuxième phrase intéressante :
" Quand bien même des jours de grève seraient décomptés sur nos salaires, cela ne représenterait que quelques jours sur un mois, on peut le faire."

On parle de quelques jours alors que dans certaines facs les cours ne sont plus donnés depuis début Février ce qui fait un demi-mois de salaire en moins d'après mes calculs.
C'est normal avec le paiement des jours de grève, pourquoi s'arrêter quand on peut être payé à ne rien faire !!!
Je dis ce que ce sont les enseignants les plus malins !!!
Franck Quessette
13 Fév. 2009, 23:13
Bonjour,
Daniel Fasquelle a compris quelque chose. Benoist Asparu n'a rien compris les composantes n'ont jamais été au centre.

Une question :
1) Vous démantelez les grands organisme
2) Vous modifiez le statut des Universités
3) Pourquoi ne touchez-vous pas aux grandes écoles ? Un peu peur peut-être ?

Franck
13 Fév. 2009, 23:16
Bonjour,
la LRU telle qu'elle est est incompatible avec l'évaluation nationale et l'indépendance des Enseignants-Chercheurs.

Il faut donc revoir la LRU, réfléchir à ce qui doit être au niveau national et ce qui doit être
au niveau local.
MR
13 Fév. 2009, 23:23

Pauvre Mr Bourdiable qui croit que son service sera modulé en fonction de la qualité de sa recherche !!

Je vis dans une université pilotée par des considérations uniquement budgétaires depuis tellement longtemps .

L'équation est très simple :
PAS D'ARGENT + TROP D'HEURES COMP = AUGMENTATION DES SERVICES
Gloubi
13 Fév. 2009, 23:35
Déjà on pourrait reconnaître que la recherche française, 5 ou 6e au niveau mondial sur 230 pays, pour un financement au 18e rang mondial, est au départ très bonne, avec un rapport qualité/prix imbattable. De là, on peut se poser la question : pourquoi vouloir flanquer par terre ce qui marche très bien, alors qu'il suffirait d'améliorer aux entournures pour être les premiers ? Alors même que le CNRS est évalué internationalement comme le meilleur organisme de recherche national au niveau européen ? Réponse : par idéologie ou par bêtise ? Ayons la faiblesse de penser qu'il doit y avoir des deux, surtout le 2 au "plus haut sommet de l'Etat" (sans jeu de mot facile), lequel sommet s'est toujours prononcé contre ce pour quoi il n'est pas outillé pour comprendre.
Une médiocre parmi tant d'autres
13 Fév. 2009, 23:43


Lisez l'argumentaire de MCF (posté le 13/02 à 19h41) ! La démonstration est imparable.

Quant à tous ceux qui nous traitent de gaucho parce qu'on est contre cette réforme, ils devraient mieux regarder les fac qui votent des motions. J'en cite une au hasard : la fac de droit de l'université Paul Cézanne Aix/Marseille 3. Un repair de gaucho ?



Retrait de la LRU
14 Fév. 2009, 00:01
Savez-v ous qu'avec la LRU, vous avez maintenant un employeur en la personne de votre président ?

C'est marqué dans la circulaire du 27 Janvier 2009 émanant du ministère......

Elle s'adresse aux présidents ayant les compétences élargies et elle dit :

.....En tant qu'employeur, vous devez donc.....


Monsieur mon employeur, par pitié, ne m'augmentez pas mon service, je ferai ce que vous voudrez ....







Maman pas en colère
14 Fév. 2009, 00:10

Un fils de 19 ans, une fille de 16 ans : je suis heureuse que l'université les accueille, sans sélection ni droit d'inscription exhorbitant, avec des enseignants qui font de la recherche :

alors oui, je soutiens le mouvement des enseignants chercheurs car c'est notre bien à tous qu'ils défendent.

Et j'ai été profondément choquée par les propos tenus par Mr Sarkosy envers nos chercheurs : ce n'est pas en insultant notre élite que la France se portera mieux.

Une maman








T. Lasséger
14 Fév. 2009, 00:10
La "bataille de l'intelligence" doit être gagnée pour que la France existe encore dans 20 ans.

Avec votre brillant petit chef, qui n'a pas encore "décidé sa décision" (sic), et la preuve formelle de sa méconnaissance des dossiers (cf. discours du 22 janvier 2009) vous avez déjà gagné la "bataille de l'intelligence" : la fuite des cerveaux va s'accentuer, et votre victoire sera celle de la bêtise face à l'intelligence.

Que voulez-vous ? Avec un chef à l'inculture totale déclarée, qui ne jure que par la Rolex, il ne fallait pas s'attendre à mieux....

Pauvre de vous, et hélas pour nous.
Pierre Arnoux
14 Fév. 2009, 00:28
Le premier point essentiel, c'est de revenir sur la mastérisation; si la formation en 5 ans des enseignants doit être reconnue par un master, ce n'est pas à ce niveau que doit se faire la sélection et le recrutement (de même que les médecins et les ingénieurs ne sont pas sélectionnés à bac+5). Le concours doit être au plus tard à bac+4, et dans ce cas il faut mettre en place des pré-recrutements, chose à laquelle Nicolas Sarkozy s'était engagé.

Un deuxième point est d'admettre enfin que la profession d'universitaire a plusieurs dimensions, recherche, enseignement, administration, et qu'un processus d'avancement unique ne pourra reconnaître toutes ces dimensions. Le processus actuel, avec 50% au niveau local, et 50% au niveau national, permet de reconnaître ces aspects divers, et donne une large indépendance aux universités pour la gestion de leur personnel, tout en récompensant les plus performantes. Le projet proposé est une usine à gaz qui mettra les universités sous tutelle du CNU sans satisfaire les enseignants. Il faut savoir reconnaître ses erreurs.
François, professeur
14 Fév. 2009, 00:30
Ainsi, l'évaluation de la qualité des travaux des universitaires devrait se faire au niveau local, par le conseil d'administration (CA) des universités !

Questions :

Qu'est-ce qui fait la légitimité du CA dans cette affaire alors que l'on peut être un piètre chercheur et être élu au CA ou même être président d'université (poste par lequel - pourquoi pas - peuvent se laisser tenter ceux qui n'ont pas trouvé de consécration dans la recherche) ?

Comment cette évaluation pourra-t-elle se faire alors que la loi sur l'autonomie des universités a diminué le nombre des enseignants présents au CA, que l'on a encouragé par ailleurs les regroupements d'universités de manière à former de grosses entités pluridisciplinaires et que, de fait, on ne trouve plus aujourd'hui au CA un représentant pour chaque discipline ? Est-ce qu'un groupe composé d'un géographe, d'un biologiste, d'un sociologue, d'un médecin - et peut-être d'aucun juriste - va pouvoir apprécier la qualité des publications d'un professeur de droit ?

Est-il envisageable de confier au collègue que vous croisez tous les jours dans les couloirs de la fac (et qui n'a peut-être pas vos titres ou votre production)(mais qui est élu au CA) le soin de porter un jugement sur vos écrits et peut-être (sans doute) de les débiner, sans que cela débouche sur la rancoeur et la discorde ? Est-il même possible de départager les mérites de collègues que l'on côtoie tous les jours sans que le critère principal d'évaluation soit celui des accointances ?

L’avancement au niveau local n’a jamais été juste. Le pouvoir de l'échelon local doit être limité, et non devenir la règle.

Christophe
14 Fév. 2009, 01:21
Le point de vue des enseignants chercheurs est bien connu. Ils n'ont aucune peine à faire connaitre leurs revendications. Elles sont publiques depuis les Etats généraux de la recherche. Leur seul problème est d'avoir des interlocuteurs malentendants...
Stéphane Bourdin
14 Fév. 2009, 09:46
Il faut impérativement retirer, sans conditions, le projet de réforme du statut des enseignants-chercheurs, ainsi que le projet sur la mastérisation des concours d'enseignement. Il faut en outre réfléchir sans délai à un aménagement de la LRU pour éviter qu'elle ne pénalise les petites Universités.
daigre
14 Fév. 2009, 10:41
J'adhère sans réserve à la lettre des collègues de l'Université Paris II envoyée à la Ministre de l'enseignement et publiée dans Le Monde.Jean-Jacques Daigre, Professeur de droit privé à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, le 14 février 2009.
marie
14 Fév. 2009, 11:40
j'ai lu plusieurs pages et je ne vois rien concernant les BIATOSS ; pourtant ils sont aussi menacés et même s'ils "ne sont" que titulaires catégorie C, B ou contractuels : ils ont indispensables. Je suis personnel BU et je soutiens mes collégues enseignants mais eux ensuites continueront-ils de nous soutenir s'ils ont gain de cause ?
Quel avenir pour nos enfants et dans quelles conditions? Au lieu de progresser, nous régressons. Quel piètre image le monde doit avoir de notre Président et de ses "magouilles".
Mathieu Mesplède-Morandini
14 Fév. 2009, 12:13
Mon message s'est perdu... Je recommence : directeur d'un département d'histoire, ma décharge annuelle est de 24 heures - j'ai calculé que cela revient à être payé 1,35 euro de l'heure - QUI DIT MOINS ?

(Je réagissais au message de G. Cingal, plus haut : 50 h de décharge, ce n'est déjà pas """"donné"""" à tout le monde).
Marie
14 Fév. 2009, 12:39
Pour répondre à marie BIATOSS,
je tiens à préciser que "notre Président et de ses "magouilles"" n'a fait que remettre au goût du jour une réforme commencée en 84 sous Mitterand et dont la partie modulation (prévue initialement) a été enlevée en 88 (Chirac : premier ministre).
Alors il est inutile, non-productif de tout mettre sur le dos du président. Le problème existe depuis longtemps et tous les gouvernements de droite comme de gauche essaient de le résoudre
Christophe
14 Fév. 2009, 12:59
Je suis favorable à une réforme du statut des EC qui prennent en compte la totalité des tâches mais je suis pour le retrait total du décret actuel.
Beaucoup de propositions équilibrées et constructives ont été faites depuis 6 mois et même plus. Il faut que de véritables négociation s'ouvrent, ce qui pourra être fait sereinement après le retrait du décret et déboucher sur une bonne réforme d'ici un an.
Pierre
14 Fév. 2009, 16:01
Tiens, un espace de dialogue qui s'ouvre !!! Comme si la République n'en avait pas prévu... La fin de l'idéologie ?
un_mécontent_de_plus
14 Fév. 2009, 18:06
tant qu'on en est à envisager des changements dans les statuts des enseignants-chercheurs, ça serait bien de parler un peu du rapprochement de conjoints, histoire de rapprocher un peu tous ces couples qui bossent à 500km l'un de l'autre...
françoise (MC)
14 Fév. 2009, 18:26
J'avais commencé un long texte, très concret, analysant les points du décret qui me semblaient à améliorer pour prendre en compte tout notre travail quotidien.
Puis je me suis dit "À quoi bon ?". Jamais la consultation n'ira jusqu'à la base (de toutes façons, la base ne sert à rien - cf les résultats des états généraux de la recherche - sinon à servir de défouloir à de grands communicants en manque de reconnaissance).
Alors, une seule proposition, consultez tout le monde (et pas par le biais d'un site internet), arrêtez de vous contenter de l'avis de la CPU, des syndicats, etc.
"pendant deux mois, je vais recevoir tous les membres de la communauté universitaire," a dit la médiatrice. Je crains que 2 mois pour recevoir et écouter et entendre les plus de 80 000 enseignants et enseignants-chercheurs en poste dans les universités (et les 60 000 ITARF/BIATOS, parce qu'ils seront obligatoirement touchés par la modification de la définition de nos services ainsi que les 2 300 000 étudiants) ne suffisent pas...
C'est trop tard.
hector
14 Fév. 2009, 18:46
Il est inadmissible que les recteurs des académies mettent en avant la "mastérisation" des futurs professeurs des écoles pour bloquer le recrutement des personnes inscrites sur les listes complémentaires à la suite du dernier CRPE (Concours pour le Recrutement des Professeurs des Ecoles), alors que les besoins sont le plus souvent supérieurs au nombre de personnes figurant sur les listes.
A moins que ce ne soit, et j'en ai bien peur, une directive ministérielle afin de respecter le quota de non remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite.
Dans tous les cas, en matière d'éducation et d'enseignement, c'est actuellement un zéro pointé qui doit être attribué à nos (vos) responsables.
J'avais pourtant cru comprendre que les suppressions de poste dans la fonction publique ne concerneraient pas l'Education Nationale. Encore une fois, les promesses n'engagent pas ceux qui les font, mais ceux qui les écoute.
Si votre mouvement "populaire" n'a pas les moyens d'infléchir très rapidement une politique aussi catastrophique, alors c'est un mouvement "godillot" et il devient un mouvement élitiste.
Sachez, tout de même, qu'en ces temps difficiles, le recrutement de ces personnes inscrites en liste complémentaire c'est autant de personnes qui n'iront pas pointer au chômage.
Souhaitant que "votre point de vue m'intéresse" n'est pas simplement pour vous donner une bonne conscience et vous permettra de mieux entendre la désespérance des gens d'en bas.

Respectueusement
Valérie
14 Fév. 2009, 19:57
Avant de me lancer sur le fond, je propose une lecture divertissante sur ce thème des EC fainéants,
Les propos sont de Umberto Eco Extrait de « Comment voyager avec un saumon ».

Proposons donc à ceux qui nous considèrent comme tels de venir quelques temps à l'université partager notre quotidien

Extrait:

Comment employer son temps :

Si j'appelle mon dentiste pour prendre rendez-vous et qu'il affirme n'avoir plus une seule heure de libre dans la semaine à venir, je le crois. C'est un professionnel sérieux. Quand on m'invite à un congrès, à une table ronde, à diriger un ouvrage collectif, à écrire un essai, à participer à un jury et que je réponds n'avoir pas le temps, personne ne me croit. « Allons, cher ami — me dit-on — quelqu'un comme vous trouve toujours le temps. »

Évidemment, nous les humanistes ne sommes pas tenus pour des professionnels sérieux, mais pour des fainéants.

Aussi ai-je fait le calcul. J'invite mes confrères à s'y essayer eux aussi et à me dire s'il est juste ou non. Une année non bissextile compte 8 760 heures. Huit heures de sommeil, une heure pour le réveil et la toilette, une demi-heure pour se mettre en pyjama et poser un verre d'eau minérale sur la table de chevet, enfin pas plus de deux heures par repas, total : 4 170 heures. Deux heures pour les déplacements en ville, égale 730 heures.

Avec trois leçons hebdomadaires de deux heures chacune et un après-midi consacré à recevoir les étu¬diants, l'université me prend, pour la vingtaine de semaines que durent les cours, 220 heures d'enseigne¬ment, auxquelles s'ajoutent 24 heures d'examen, 12 de soutenance de thèse, 78 entre réunions et conseils divers. À raison d'environ cinq thèses annuelles de 350 pages l'une, chaque page étant lue au moins deux fois, avant et après révision, à la moyenne de trois minutes par page, j'en suis à 175 heures. Mes collaborateurs prenant en charge les exposés, je n'en compterai que quatre par session d'examen, trente pages chacun, cinq minutes par page entre lecture et discussion préliminaire, nous en sommes à 60 heures. Sans considérer mon travail de recherche, j'en arrive à 1 465 heures.

Je dirige la revue de sémiotique VS qui publie trois numéros avec un total de 300 pages par an. Sans compter les manuscrits lus et écartés, à raison de dix minutes par page (évaluation, révision, épreuves), j'en suis à 50 heures. Je m'occupe de deux collections afférentes à mes intérêts scientifiques, en calculant six livres par an pour environ 1 800 pages, à raison de dix minutes par page, cela fait 300 heures. Quant aux traductions de mes textes, essais, livres, articles, actes de congrès, en considérant uniquement les langues que je peux contrôler, je calcule une moyenne de 1 500 pages par an à raison de vingt minutes par page (lecture, vérification sur l'original, discussion avec le traducteur, de vive voix, par téléphone ou par lettre), cela fait 500 heures. Ensuite, il y a les œuvres originales. En admettant que je ne sois pas en train d'écrire un livre, les essais, conférences, rapports, préparations des leçons, etc., me prennent facilement 300 heures. Pour la Bustina di Minerva, entre trouver le sujet, prendre des notes, consulter quelques ouvrages, l'écrire, la réduire au format imposé, l'expédier ou la dicter, en étant optimiste, je compte trois heures que je multiplie par 52 semaines, total : 156 heures (non compris les articles exceptionnels). Enfin, le courrier, auquel je consacre trois matinées par semaine de neuf à treize heures, sans réussir à l'écluser, me prend 624 heures.

J'ai calculé qu'en 1987, en acceptant dix pour cent des propositions, en me limitant à des congrès autour de ma discipline, à des présentations de travaux dirigés par mes collaborateurs ou moi-même, à des actes de présence incontournables (cérémonies universitaires, réunions convoquées par les ministères compétents), j'ai totalisé 372 heures de présence effective (je néglige les temps morts). La plupart de ces engagements étant à l'étranger, j'ai compté 323 heures de déplacements. Le calcul considère qu'un Milan-Rome prend quatre heures entre taxi jusqu'à l'aéroport, attente, voyage, taxi jusqu'à Rome, installation à l'hôtel et déplacement vers le lieu de réunion. Un voyage à New York vaut 12 heures.

Il en résulte un total de 8 094 heures. Défalquées des 8 760 que compte une année, il reste 666 heures, à savoir une heure quarante neuf par jour, que j'ai utilisée comme suit : sexe, échange avec mes amis et ma famille, enterrements, cures médicales, shopping, sport et spectacle. On le voit, je n'ai pas calculé le temps de lecture des imprimés (livres, articles, BD). En admettant que j'aie lu durant mes déplacements, en 323 heures, à raison de cinq minutes par page (lecture pure et simple et annotations), j'ai eu la possibilité de lire 3 876 pages, lesquelles correspondent à seulement 12,92 livres de 300 pages chacun.
Et le tabac ? À raison de soixante cigarettes par jour, une demi-minute pour chercher le paquet, allumer et éteindre, cela fait 182 heures. Je ne les ai pas. Je vais devoir arrêter de fumer.

(1988)



mustapha
14 Fév. 2009, 20:47
quand des réformes font l'unanimité chez les universitaires de gauche, de droite et surtout chez les non affiliés, il faut envisager que les diagnostics ont peut-être été mal, voire très mal posés. Par exemple : quand on parle d'échec pour la première année parle-t-on des inscrits ou de ceux qui se présentent aux examens ? Que de réformes faites sans avoir sérieusement cherché à répondre à cette question....on en paie aujourd'hui les conséquences
Samy, Etudiant.
14 Fév. 2009, 21:31
Très bonne initiative que ce site web de débats et explications. Preuve que la démocratie n'est pas encore complètement KO (?)
Mais alors qu'il soit aussi et surtout l'occasion de prendre en compte l'ensemble des problèmes générés par cette réforme et les craintes justifiées des enseignants-chercheurs.
Je suis convaincu que même un gouvernement de droite peut réussir à écouter, comprendre et débloquer avec humanité et bon sens une telle situation (en tout cas je l'espère !)
Mme Pécresse un bras de fer ne vous ménera nulle part !
Guenoche Alain
14 Fév. 2009, 22:02
La LRU, c'est de l'ultralibéralisme, avec une vision complètement erronée du monde de la recherche publique. Les décrets, c'est la soumission aux patrons - présidents d'université avec le clientelisme, la flatterie et l'échange de service entre mandarins. Je suis bien placé pour le savoir étant pour la seconde fois dans le conseil scientifique de mon université.
F. La Brasca
15 Fév. 2009, 11:29
Vous avez écrit en haut de cette page : "C’est au cœur de nos universités, grâce à vous, que se mène la bataille essentielle de l’intelligence."

Si le gouvernement que vous prétendez représenter croit vraiment cela, et s'il veut faire croire qu'il s'agit d'autre chose que de formules creuses pour endormir les enseignants, le Président de la République doit tout d'abord présenter publiquement des excuses pour son discours du 22 janvier. Ensuite, M. le Ministre de l'Education nationale doit démissionner, étant donné qu'il ne cesse de traîner dans la boue les humbles représentants de l'intelligence française que sont les enseignants, du primaire au supérieur.

Enfin, les réformes doivent être retirées en bloc avant de reprendre toute réforme en concertation.
Christophe Mouchiroud, MCU
15 Fév. 2009, 12:19
Monsieur le député,
surtout n'oubliez pas dans vos consultations d'écouter l'instance universitaire aujourd'hui la plus représentative, la Coordination Nationale des Universités et de la Recherche, qui se réunira vendredi prochain à Nanterre.
Hâtez vous avant que cette instance ne devienne encore plus représentative (CNER, coordination nationale de l'éducation et de la recherche, CNSP, coordination nationale des services publiques, etc...)
cordialement
cm
Sylvie Wharton, MCF
15 Fév. 2009, 18:33
Mépris des concernés, braderie de la connaissance, soldes des compétences, mise en faillite des universités, c'est cette économie là qui fonde ces prétendues réformes. Mauvais pari pour un pays qui, s'il s'enferre dans cette voie, aura bientôt une belle gueule de bois !
Laisser entendre que les EC refusent d'être évalués quand c'est sans doute une des professions les plus évaluées, faire croire aux Français que les nouvelles formations d'enseignants proposeront enfin des stages de formation aux étudiants, "rémunérés" de surcroît, c'est tout simplement de la malhonnêteté : les étudiants de l'IUFM bénéficient actuellement de stages plus longs que ceux que, PEUT ETRE, on leur proposerait en master, et c'est toute une année qu'ils sont payés, pas seulement pendant les périodes de stages. ils ne gagnent donc rien du tout, ni en formation , ni en salaire, si sur leur carrière (entrée dans le métier plus tardive).
SCOCCIMARRO Mauro
15 Fév. 2009, 22:04
"Député, un métier ? Vous rigolez ?" Dean Martin
Alexuu
16 Fév. 2009, 00:09
Manifestement vous continuez a vous moquer des gens.......

Qu'est ce que cela veut dire :
- retravailler, grace a un mediateur, un decret qui n'est pas retiré et qui n'est pas caduc et qui sera encadré par une charte de bonne conduite mais qu'on modifiera, peut etre , au bout de de 2 mois, sur la base de propositions du mediateur.

Vous prenez vraiment les Universitaires pour des imbeciles....
Arturo
16 Fév. 2009, 06:51
Benoît Apparu est un âne...
HPRUVOT
16 Fév. 2009, 08:59
Vous vous refusez de comprendre : est-ce de l'authisme, ou de l'inaptitude à écouter ?

Le problème de la communauté universitaire ne se limite pas aux enseingnants chercheurs.

J'imagine qu'il puisse être tentant d'essayer d'occulter une partie du fond du problème, dans le but de diviser le mouvement et perturber l'opinion publique, mais la crise est bien trop profonde pour que cette fois ci cela suffise !

Adressez-vous à l'ensemble de la communauté universitaire et même celle que vous n'avez jamais cessé de dénigrer, c'est à dire les BIATOSS, et vous trouverez la voie de la résolution.
HPRUVOT
16 Fév. 2009, 09:02
Vous vous refusez de comprendre : est-ce de l'authisme, ou de l'inaptitude à écouter ?

Le problème de la communauté universitaire ne se limite pas aux enseignants chercheurs.

J'imagine qu'il puisse être tentant d'essayer d'occulter une partie du fond du problème, dans le but de diviser le mouvement et perturber l'opinion publique, mais la crise est bien trop profonde pour que cette fois ci cela suffise !

Adressez-vous à l'ensemble de la communauté universitaire et même celle que vous n'avez jamais cessé de dénigrer, c'est à dire les BIATOSS, et vous trouverez la voie de la résolution.
Bibope
16 Fév. 2009, 14:53
Très bonne réforme, continuez ainsi les UMP
Halte au Mépris
16 Fév. 2009, 17:32
+ 71.000 Euros d'augmentation pour Mr Jouyet, en poste à la tête de l'AMF depuis 2 mois seulement. Qu'a-t-il fait pour mériter une telle mesure ?

Moi je réclame une évaluation tous les deux mois et si je n'ai rien publié, une augmentation aussi misérable que celle de ce Monsieur...

Vous cherchez vraiment à faire monter la haine et mettre les gens dans la rue. Le mépris avec lequel ce gouvernement traite les français est insupportable et violent.

ANDRIANTSIMBAZOVINA Joël
16 Fév. 2009, 18:30
Monsieur le président du groupe UMP, Mesdames et messieurs les députés UMP,

Si nous en sommes là, c'est parce que le débat a été escamoté en faisant voter une loi en plein mois d'août 2007.

Nous sommes quelques uns à avoir alerté l'exécutif et le parlement sur le danger d'une loi qui construit un modèle d'université qui n'existe nulle part ailleurs dans le monde.

D'excellentes publications (thèses et colloques) le démontrent.

Une série de publications dans la Revue du Droit Public (Lextenso) vous permettra de prendre la mesure du décalage entre cette loi et la mission et la vie réelle des universitaires.

Il faut lever de nombreux malentendus malheureusement exprimés avec mépris par le président de la république et par nos deux ministres en charge de l'enseignement supérieur et de la recherche et de l'éducation nationale.

Pour cela, retirer toutes les réformes et arrêter de jeter l'opprobre sur les universités et les universitaires.

Nous sommes des gens raisonnables qui avons subi de nombreuses réformes depuis 1968 et plus encore depuis les années 1990 avec les ministères Bayrou et Allègre.

Nous sommes favorables à la modernisation. Nous sommes évalués en permanence depuis des décennies.

Nous sommes encore prêts à évoluer mais de grâce que l'on nous écoute d'abord et que l'on nous consulte.

La Conférence des présidents des universités ne nous représente pas compte tenu du mode d'élection de cette instance. Discutez avec tous les universitaires et les acteurs de l'université.

OUVREZ DONC DES ETATS GENERAUX DE L'UNIVERSITE (et des grandes écoles) car ce sont deux mondes différents que l'on mêle trop souvent.

Chaque secteur de la société française a eu ses états généraux (Presse, automobiles, environnement....), l'Université et la recherche méritent les leurs.

Le savoir et la connaissance sont choses trop importantes pour être cantonnés à quelques aménagements par petits-bouts.



Joël Andriantsimbazovina
Doyen de la Faculté de Droit, de Sciences politique et de gestion de La Rochelle
Lylith
16 Fév. 2009, 19:51
Oula, au moins ce blog va amener plusieurs personnes a trouver un emploi: il faudra au moins deux ou trois post-docs payes un demi SMIC pour faire une "synthese" aux deputes de tous ces avis.....qui a dit que la recherche n'engendrait que des emplois precaires?
Prof. Delion
16 Fév. 2009, 21:43
Bravo Béatrice! Vous avez tout compris au problème numéro 1 de la recherche en France. Excellente analyse! Je vous embauche quand vous le souhaitez ! :)

Nous en France sommes trop coupés du monde, tout bonnement et simplement. Les bases de données d'ouvrages Français sur INST, c'est bien, c'est très utile, mais ce qu'il faut avant tout, c'est un accès aux meilleurs journaux internationaux en ligne pour tous!

Nous sommes extrêmement lents à la détente, et trop habitués aux mauvaises habitudes! Nous adorons le papier, nous sommes archaïques! Il faut vivre avec son temps! Vive les pdfs! Et c'est un professeur en chimie physique cinquantenaire qui vous le dit!

Il faut convaincre nos directeurs d'universités et , surtout, le ministère, que le fait d'avoir des bibliothèques très bien fournies, non seulement en livre, mais surtout en périodiques électroniques, est une chose capitale pour augmenter notre productivité!

Bien à vous.
Un enseignant-chercheur parmi d'autres
16 Fév. 2009, 22:35
Excellente idée de nous donner la parole. On se demande pourquoi l'UMP ne l'a pas eue plus tôt... Fallait-il attendre que nous nous mettions en grève illimitée pour nous demander ce que nous pensions d'une "réforme" qui détruit nos formations, affiche le mépris dans lequel nos ministres tiennent notre enseignement, et montre une méconnaissance abyssale de ce qu'est la recherche ?
Où a eu lieu la négociation avec les enseignants-chercheurs sur la LRU ? Où a eu lieu la négociation sur le projet de réforme des concours et de leur préparation ? Où a eu lieu la négociation sur la réforme du statut ?
Jamais nos ministres ne répondent à ces questions, parce que jamais aucune négociation n'a eu lieu. Parce que les serviteurs du Chef de l'Etat - qui ne servent plus la République, s'ils savent même encore ce que c'est - ont cru que l'université pouvait être gérée comme une entreprise. Ils ont confondu l'Education nationale avec leur propriété privée. Les derniers propos radiodiffusés de X. Darcos témoignent de cette créance, qu'il s'agisse là d'une bourde ou d'une provocation délibérée.
Quand les personnages qui se trouvent à la tête de l'Etat tiennent ce genre de propos, la République est en danger.
Aujourd'hui, rien ne peut plus restaurer la confiance des universitaires. Le retrait des deux projets de réforme, ainsi qu'un plan de recrutement d'enseignants-chercheurs titulaires est la seule voie pour retrouver la paix. Il n'y aura pas de compromis, car nous ne croyons plus qu'il y a un interlocuteur en face de nous.
Ce double retrait sera un préalable ; l'université est debout, elle ne se couchera plus.
Béatrice
16 Fév. 2009, 22:57
Rebonjour,

Désolée pour les littéraires, je vais vous imposer un petit calcul rapide. Ne vous inquiétez pas, il s'agit d'une simple règle de trois.

Je propose une évaluation rapide des couts correspondant à un abonnement généralisée à la France à tous les journaux périodiques, pour toutes les années, c'est à dire à tous les chercheurs en France, ayant accès à quasiment tous les périodiques existant, et supposant que nous partions de zero, c'est à dire que nos bibliothèques ne soient à présent abonnées à aucun journal. Pour cela, je vais faire une règle de trois par rapports aux dépenses pour ces abonnements faites par la meilleure bibliothèque du monde.

Je prends l'exemple de l'université de Yale: Yale dépense 1.5 Millions de dollars en abonnements aux périodiques par an. Cela peut paraitre beaucoup au premier abord, mais.. je le répète, la bobliothèque est l'une des meilleures du monde, si ce n'est la meilleure.

Yale dispose d'environ 9000 enseignants-chercheurs. Vous allez vite comprendre:

Le cout correspondantpar enseignant-chercheur est donc de 166 dollars par an, soit 130 euros par an!! Nous n'allons donc pas nous ruiner avec cela je pense...

En France on a 200 000 chercheurs. Il faudrait donc dépenser par an 26 Millions d'euros. Ce n'est pas énorme, comparés aux 5 Milliards promis à nos universités.

Les chiffres parlent d'eux même ... Mr Cope, j'espère vous avoir ouvert les yeux! Mettez le paquet Mr Copé

(quelques 26 Millions par an, soit 2.6 Milliards d'euros pour un SIECLE d'abonnements aux pdfs pour tous, supposant bien sur la non augmentation de ces couts).

Sur cet argent, il faut bien sur retranché les abonnements qui existent déjà, puis les négociations de couts via les consortiums! Je n'ai donc fais que maximiser les couts!

Bien cordialement,

Beatrice, MdC.

Mathevon (Professeur des universités)
17 Fév. 2009, 04:05
Messieurs,
avant toute reprise de négociation, toute discussion, toute nouvelle décision, il me semble INDISPENSABLE que le Président présente ses EXCUSES FORMELLES au monde de la Recherche Française.
Ces excuses devraient être présentées à la télévision et à la Presse, soit devant TOUS les français, certainement pas en catimini.
Qu'il s'excuse pour son vocabulaire et son mépris. Qu'il reconnaisse avoir bâti son discours sur des chiffres erronés et des interprétations falsifiées. Qu'il présente les vrais chiffres, en s'entourant de gens compétents.

Et qu'il se penche -enfin- sur les propositions que n'a cessé de faire la communauté de la Science française depuis plusieurs années. Qu'il s'entoure de personnalités scientifiques indiscutées et indiscutables illustrant tous les domaines du Savoir, et garantisse à l'Université des postes et des moyens financiers effectifs, sans chercher à biaiser.

Si ces deux pas sont franchis (les excuses et la mise en oeuvre de compétences ET de réels moyens), alors, alors peut-être les enseignants-chercheurs et les chercheurs de notre pays accepteront de reprendre le dialogue avec lui. Sans cela, même les plus modérés -dont je fais partie- s'opposeront avec détermination contre sa politique.
Il reste beaucoup, beaucoup à apprendre à Monsieur le Président avant que de pouvoir parler du monde de la Recherche. Le chemin est encore plus long s'il s'agit de décider.

Messieurs, il faut que vous ayez conscience que le 22 janvier dernier, tout a basculé : l'ensemble des enseignants-chercheurs de ce pays a soudainement pris conscience que le Président avait une étrange opinion et un étrange dessein pour l'université française. Il va être EXTREMEMENT difficile de faire marche arrière. Messieurs : vous voulez vraiment servir votre Pays ? Alors dites-le lui et agissez en conséquences...

Merci.
Signé: un enseignant-chercheur ayant été évalué plus d'une dizaine de fois depuis 4 ans par les revues scientifiques internationales, les comités et jury AERES, ANR, CNRS, IUF, CNU, etc...
Jean Pierre Sautot
17 Fév. 2009, 11:34
Concernant la réforme de la formation des enseignants, la réforme actuelle est à courte vue. Sa motivation, économique pour l'essentielle, perd de vue l'essentiel. L'investissement à moyen et long terme sur le niveau de culture général de la population.
Pour mener à bien une réforme de cette formation il convient de la réenvisager, non pas comme une réformette, qui transpose l'actuelle formation dans un master, mais comme une filière de formation de cinq années, dès la licence. On pourra alors parler d'une formation longue et appuyée sur des stages suffisamment nombreux et réitérés, comme jamais la formation des maitres n'a bénéficié en France.
On pourrait donc mastériser sans chambouler tout, et progressivement construire une filière de formation dans toutes les universités.
Gerialt Nicolas
17 Fév. 2009, 11:45
Si tant se "plaignent", cultivent "la grogne" et "nous prennent en otage", c'est bien qu'il y a une raison essentielle en France aujourd'hui.
Le cliché des enseignants perpétuellement conservateurs de leurs statuts et de leurs avantages sociaux n'est qu'une manipulation pour monter les français les uns contre les autres. Les personne concernées se rendent véritablement compte du danger et de l'"étasunification" et de l'"autonomisation" des systèmes scolaires publics, une lente destructuration qui jette le discrédit et profite aux divers organismes privés à tous les niveaux d'enseignements.
Alors, en parallèle à beaucoup, je dis NON , NON à ces réformes destructrices, il n'y a pas une réelle réflexion d'avenir par là, mais la perte de la notion d'égalité, de gratuité, de cohésion sociale, de culture et de progrès.

RETRAIT DES DECRETS ET REFORMES, seule base de réflexion possible
steevy, adherent UMP
17 Fév. 2009, 20:19

C'est quoi la Rcherche ?
est ce que Nicola y peut pas venir me le expliquer ?
Merci,

Steevy
fraq
17 Fév. 2009, 23:15
L'actvité de recherche nécessite de collaborer avec les collègues des autres Universités.
Le financement des université avec le logiciel "SYMPA" met les universités en concurrence, je n'ai donc pas intérêt à collaborer avec un collègue d'une autre université, ce qui pourrait augmenter la "performance" de cette autre université et donc diminuer le budget de la mienne, même si c'est marginal.
C'est complètement aberrant et est pour le moins contre-productif.
Le druide
18 Fév. 2009, 12:46
Avez-vous remarqué ?
Nous n'avons pas avancé d'un poil, ni dans un sens ni dans l'autre. Faire un blog était une fausse bonne idée, car tout le monde est enfermé dans un débat droite/gauche sur fond d'étatisme. D'où la récurrence, ici, des discours politiques que l'on trouve partout ailleurs.Il y a une analyse anthropologique du problème à mener, mais je crains bien que personne n'y soit préparé.
T-Douleur
18 Fév. 2009, 16:16
La démarche de ce site est intéressante et certains commentaires sont plutôt de qualité. J'espère que les députés UMP pourront en prendre connaissance..
Prof. A. LEGER
18 Fév. 2009, 18:07
Un bon conseil : puisque vous parlez d'intelligence, faites-en preuve et retirez vos réformes honorablement, avant d'y être contraints par la colère grandissante.
Puisque vous parlez des défis de l'avenir, le principal d'entre eux est d'augmenter les crédits des universités et de la recherche et non de les baisser, de rétablir les postes que vous supprimez et d'en créer à la hauteur des immenses besoins.
Quant à l'évaluation, comme tous mes collègues, je n'accepte d'être évalué que par des SAVANTS, et sûrement pas par les copains de Sarkozy.

Franck
18 Fév. 2009, 20:59

Fillon vient de faire paraître un papier lénifiant dans Libération.

Encore une fois, les EC sont évalués et veulent l'être encore mieux ! Fillon n'a rien compris au contenu de la réforme qu'il essaie de sauver en dépit du bon sens !

Ce que l'on craint, ce n'est pas le népotisme des présidents, c'est le fait qu'ils n'aient pas les compétences ni surtout les moyens humains et financiers de l'autonomie des universités.

Aujourd'hui, par exemple, je suis MC en SHS en université (je n'ai donc AUCUN moyen pour travailler comme l'ont rappelé tous les collègues) mais c'est mon labo CNRS de rattachement qui a la richesse, notamment humaine en termes d'ITA, pour faire mes missions, me payer, relire parfois mes articles en anglais... Qu'adviendra-t-il si le CNRS n'existe même plus pour aider à surnager les EC affectés en universités?

Aujourd'hui, les universités n'ont pratiquement aucun personnel, aucune structure, de près ou de loin, capable de gêrer aujourd'hui correctement les dizaines de milliers d'étudiants, les centaines de formation, ni les centaines d'EC sous sa responsabilité désormais pleine et entière.

Donc on ne "craint" pas ! Là n'est pas le blocage.
On SAIT que le gouvernement a mis la charrue bien avant les boeufs. On SAIT qu'il ne faut pas détruire le CNRS AVANT d'avoir créé des postes de gens compétents dans les universités, à commencer par le poste de président lui-même, qui doit être redéfini, être secondé, dans sa gestion des ressources humaines, etc.

On SAIT aussi que si c'est le niveau de la recherche et l'attractivité des carrières d'EC qui est en question pour le gouvernement, il faut détruire avant tout les torpilles des CPGE et des grandes écoles, etc.

Bref, il ne suffit pas de décréter l'autonomie sur le papier puis de tout détruire pour que, par une auto-organisation miraculeuse (la main invisible de l'auto-organisation, vous savez), des compétences venues de nulle part rendent l'autonomie ne serait-ce que minimalement fonctionnelle dans les universités.

Allons ! Regardez où sont les compétences ! Regardez où SERONT les blocages et les nouvelles raideurs et impossibilités que vous allez créées !

Il faut réformer profondément oui, mais pour cela, reprenez tout à ZERO !!


Ce n'est pas 2 ministres, c'est donc 3 qu'on veut maintenant voir partir ...

Bien à vous
gauthier
19 Fév. 2009, 10:48
Députés UMP, Vous êtes vraiment des pourris.
Dépéchez vous de profiter, on va bientôt vous tondre.
Nostalgie
19 Fév. 2009, 13:58
Chirac président !
Pr. Jean Lobry
20 Fév. 2009, 00:21
Ceci est une source scientifique évaluée au niveau international \cite{DufourAB2008}. La citation suivante est extraitre de la section "matériel & méthodes", une partie très importante pour les Universitaires :

QUOTE
The original paper is available at JSTOR in PDF format. We are particularly keen to make the data available to a wider audience, because JSTOR licence is too expensive to be affordable for publicy funded resaerch bodies in France. We would like to thank the University of Lausanne, Switzerland, for allowing J.R.L. to access the bibliographical tools available in developed countries.
UNQUOTE

Ce qui est dit ici, et publié, est que les Universitaires français n'ont même pas les outils nécessaires à leur recherche. Quant au fameux décret de 84, c'est une régression sociale : une augmentation de 30 % des charges d'enseignement par rapport au satu quo ante. Revenons au satu quo ante satu quo ante bellum, 148 h, et nous pourrions avoir une base de discussion saine pour engager les réformes nécessaires. Il faut un signal très fort pour rétablir la confiance, si ce n'est celui du retrait du projet de décret, cela pourrait être celui du retour au satu quo ante satu quo ante bellum.

Jean Lobry

Référence :

@article{DufourAB2008,
Author = {Dufour, A.B. and Lobry, J.R.},
Title = {From {W.S.} {G}osset$'$s pieces of card (1908) to {R} software: analysing {M}acdonell$'$s dataset of 3000 criminals},
Journal = {Biométrie Humaine et Anthropologie},
Volume = {26},
Pages = {33-39},
Year = {2008} }
Franck
20 Fév. 2009, 16:16

Cher Serge D.

Je suis d'accord sur le fond avec vous, mais pas sur tout, notamment pas sur votre critique de la forme.

Je crois qu'il faut au contraire utiliser ce blog pour ARGUMENTER. Comme cela, quand cela saignera dans la rue, ces messieurs les députés auront un souvenir de ce qui a été démontré et argumenté. Ils auront peut-être le souvenir de nos témoignages et des faits que nous avons rapportés.

Même à l'UMP, il ne doit pas être impossible de s'amender, c'est-à-dire de s'informer, tel est mon postulat quand j'écris ici.

D'autre part, il est peu utile de parler avec des gens déjà convaincus de ce que l'on dit.

D'aurtre part, remarquez, Serge, la belle unanimité ici sur bien des sujets de fond (fin des CPGE et des GE séparées, statut des PRAGS, problème des accès aux articles...), y compris sur le sujet MAJEUR que lance Béatrice, les PDF : elle a raison à 200% !!

Quand je disais que mon université ne me donne AUCUN moyen de travailler, je faisais allusion au fait que seul mon labo CNRS de rattachment me donne en sous-main la clé JSTOR pour pouvoir travailler un peu correctement.

La recherche publique en France est DEJA de la recherche PRIVEE (cela a été publié maintes fois et confirmé par des études internatyionales) : on fait de la recherche avec des bouts de ficelles, avec des bouts de salaires (des "défraiements" devrais-je dire) : les NOTRES. Nos salaires PRIVES nous permettent d'acheter nos livres, nos ordinateurs, etc.

Il est urgent donc de témoigner de tout cela, d'argumenter sans lancer des insultes ou des Trolls précisément sur des sites UMP comme celui-ci !!!

La prochaine étape, on le sait bien, on le voit bien dans nos universités et dans les manifs, risque d'être SANGLANTE..

Donc il faut parler, parler encore, parler AVANT, avant qu'un étudiant le paie de sa vie, par exemple.


Bien à vous

Rappel de la base de toute remise à plat selon moi (selon ma modeste expérience particulière donc) : 1) Fin des CPGE, 2) Fin des Grandes Ecoles séparées, 3- intégration de fait dans les Universités des meilleurs élèves*
Mike
22 Fév. 2009, 00:18
Je me demande pourquoi M. Copé prend cette voix triste pour nous parler.
Mick
22 Fév. 2009, 00:21
Je me demandais aussi pourquoi on ne voit pas le nom de M. Portelli sur ce site.
Sébastien
22 Fév. 2009, 23:31
Pour avoir travaillé à l'étranger, je peux vous dire que la seule chose que nous envient nos collègues étrangers est notre statut. Celui-ci nous permet de faire de la recherche dans de bonnes conditions (statut de permanent très tôt dans la carrière et aucune dépendance hierarchique vis à vis de ses collègues)

Il n'est pas possible, sans vouloir encore plus vider notre pays de ses meilleurs éléments, de chercher à cumuler de mauvais statuts avec des salaires en moyenne deux fois moins élévés qu'à l'étranger.
hector
23 Fév. 2009, 19:12
L'autre soir, Monsieur APPARU était l'invité de l'émission Le Téléphone Sonne sur France Inter.
Sa position et celle de son mouvement politique, n'a pas changé d'un iota malgré les nombreux avis constructifs ci-dessus.
N'est ce pas la preuve que notre avis ne compte pas.
Anna
23 Fév. 2009, 19:58
Oui, l'évaluation est une bonne chose. Mais

1) Pourquoi évaluer? Certainement pas pour doubler les heures de service des non-publiants. L'évaluation doit permettre un avancement au mérite plus rapide que l'avancement à l'ancienneté.

2) Que faut-il évaluer? La recherche certes, mais aussi l'enseignement car nous sommes, ne l'oublions pas, des enseignants-chercheurs. Il faut donc prendre en compte la qualité des enseignements ainsi que la direction des diplômes ou l'accompagnement des étudiants .

3) Comment faut-il évaluer? Le CNU ne peut juger que l'activité de recherche. Il faudrait le doter de véritables moyens et exiger que ses membres soient auteurs de publications nombreuses et reconnues.
Pour ce qui est de l'activité d'enseignement, il faudrait sans doute prendre en considération l'avis des étudiants. Évidemment, les formulaires devraient suffisamment exhaustifs pour connaître leur motivation. Les réponses devraient être analysées par nos pairs .
alfonso cuaron
26 Fév. 2009, 21:56
Stop au processus de Bologne.
Universités publics gratuite et pour tous.
Le savoir n'est pas à vendre.
AG
27 Fév. 2009, 00:16
Et pour les mutations des enseignats-chercheurs vous avez des propositions ? Ou on va continuer a faire semblant qu'il n'y a pas de problemes ?
A.
Franck
05 Mars 2009, 20:14

Vous l'aurez voulu.

LUNDI 8 mars se poursuivra donc le BLOCAGE des UNIVERSITES par les ENSEIGNANTS et CHERCHEURS eux-mêmes.

Cessez de mépriser, de diviser, d'acheter de doucher,de vilipender, puis de flatter, puis enfin de torpiller les universités !!

DIALOGUEZ !!
Mettez en face de nous des gens COMPETENTS !!

Pour cela, il faut désormais :

1- que PECRESSE et DARCOS s'en aillent
-2- que les 3 DECRETS soient retirés


Avant même le 19, la journée du 10 mars sera l'occasion d'une manifestation monstre qui montrera le problème de la MASTERISATION non évoqué dans la mascarade de discussion avec les syndicats minoritaires et la CPU désormais NON REPRESENTATIVE car achetée par le ministère.

Bon courage chantres de l'effort !!

cocorico
06 Mars 2009, 17:35
Le problème est que la plupart des posteurs ici s'auto-complaient dans l'écriture, en font des tartines.

Or les choses sont simples. Pour faire fonctionner les facs, il faut trois choses :

1) rattacher le CNRS aux universités
2) rattacher les CPGE et les GE aux universités
3) augmenter les salaires des enseignants-chercheurs. J'ai 34 ans, je suis MCF, je touche 1697 euros net par mois. Avec un BAC+9. Est-ce normal ?

+4) J'ai vote Sarko aux dernièrs élections. Si vous continuez à nous emmerder comme ça, et à nous foutre des vidéos dignes de VRP de province (cf JFC) qui vendent des aspirateurs, creux et ineptes, je vote PS.
POUR l'autonomie des MINISTRES
09 Mars 2009, 21:33



Rendons LIBRES et AUTONOMES nos MINISTRES des BONNES MANIERES, des MANIERES RECHERCHEES et des ENSEIGNEMENTS TRES SUPERIEURS !!

LIBERONS-LES de LEURS CARCANS ADMINISTRATIFS !!

METTONS-LES en SAINE COMPETITION les UNS avec les AUTRES !!!

Tous doivent disparaître du CHAMP POLITIQUE, DECIDEMENT TROP GUINDE ET TROP GENTIMENT DESSINE par les LOIS VIEILLOTES de la REPUBLIQUE !!

TOUS LES MINISTRES de l'ENSEIGNEMENT et CONSEILLERS doivent DISPARAITRE et RENONCER A LEURS POUVOIRS PAR TROP REGALIENS !!!

ILS DOIVENT nous MONTRER L'EXEMPLE PUISQU'ILS SONT GRANDS ET AUTONOMES !!

METTONS-LES A LA TACHE, en CONCURRENCE pour RESORBER LA CRISE !!

METTONS-LES AU TRAVAIL PARTIEL !!

PRIVATISONS-LES ! RENDONS-LES A LEUR VIE PRIVEE, COMME DE SIMPLES PEOPLES sarkoziens... comme autant de futurs Claude ALLEGRE, en déshérence rageuse et peoplesque...
Franck
11 Mars 2009, 11:52


Les ministres veulent THATCHERISER l'Université française, à savoir ces mineurs sans fonds de la recherche française.

Ils rêvent d'un conflit long et dur, où le mineur cesse finalement de miner à la fin ; arrête tu m'excites !!!


THATCHER, dans sa tombe, doit trouver tout cela très jouissif : mais Gordon Brown doit trouver cela pathétique et peu extatique à l'heure où il cherche - en vain - s'il ne reste pas quelques industries dans son pays pour sortir de la crise financière.
Copé soutient Pécresse
12 Mars 2009, 13:11


Copé soutient Pécresse.

C'est donc qu'il n'a pas d'honneur ici ou qu'il ne sait pas lire les arguments ni raisonner.

Sarkozy s'emporte-t-il et fustige-t-il le mensonge comme "ennemi de la démocratie" ? - discours sur l'Otan)

C'est piquant ! C'est donc qu'il se déclare de lui-même ennemi de la démocratie ou qu'il n'a plus la mémoire de son discours manipulateur et indigne du 22 janvier...

Nous voilà bien, avec des bûches pour tous responsables...et pseudo-interlocuteurs (qui nous filent au train par nos traces IP: attention les uns et les autres).


moi
14 Mars 2009, 00:40
après les propos du 22 janvier, l'existence même de ce site est une provocation.

Et les godillots UMP qui se prètent à cette mascarade sont définitivement déshonorés.
moi
14 Mars 2009, 12:09
a la lecture de ce site,ce qui fait plaisir à voir c'est que vous êtes uniformément détestés.
Tirez-en les conclusions.
AUTISME Ministériel
03 Avr. 2009, 18:25
Journée internationale de l'autisme : vers une meilleure prise en charge ?

Jeudi 02 avril 2009

"L'autisme est une maladie sévère qui toucherait 1 personne sur 150 au niveau mondial, soit 430 000 Français, dont 108 000 enfants. L'autisme est désormais considéré comme une maladie neurologique dans le monde, mais plutôt comme une psychose en France, ce qui pourrait retarder la mise en oeuvre de stratégies éducatives et comportementales qui ont pourtant fait la preuve de leur efficacité dans d'autres pays."
Ecureuil
17 Avr. 2009, 15:02
Je suis très étonnée de certains commentaires visiblement d'EC indiquant qu'ils n'ont pas ete consultés avant la proposition de ces réformes.
Valérie Pécresse a ouvert un site internet, ou regulièrement elle propose à la communauté universitaire de débattre sur des sujets les regardant directement.
Et je me souviens que l'an dernier, elle a ouvert un dialogue sur les conditions de travail des EC. De très nombreux EC se sont exprimés, ainsi que moi, pour dire (pour faire court) que leurs activités sont très variées certes, mais qu'elles sont trop nombreuses pour envisager d'être réellement efficaces. Soit vous êtes un très bon chercheur, mais vous n'accordez pas suffisamment de temps à vos cours (qui en patissent), soit vous vous consacrez à votre enseignement et vos taches administratives et vous n'avez plus que très peu de temps à consacrer à la recherche. Il ne faut donc pas dire que la communauté universitaire n'a pas été consultée !!!
bendehina nabila
21 Avr. 2009, 10:05
je recherche les information comment publiquer les note de les etudiant dans site(ma projet publication gestion note lmd dans site)
simon
01 Mai 2009, 21:05
slt moi c'est simon je recherche une femme ou un pere pour ma vie je suis seule ca fais 2ans j ai pas de parens j ai 13ans je suis en cote d'ivoire un petit de la vie je c'est koi je fais ci ja i une mere je ceres un homme riche dans ma vie c'est ca je recherche c'esr pour ac je suis la merci bisou partout les mere et les pere merci c'est un plerci pour moi
Pharmk342
10 Mai 2009, 11:40
Very nice site!
Ecureuil
14 Mai 2009, 11:33
En tant qu'enseignant-chercheur, j'aurais prefere que les syndicats jouent pleinement leur role de mediateur entre les enseignants et le gouvernement, plutot que de declencher cette greve intempestive, qui dans ma fac a dure plus de 3 mois. A la derniere AG la reprise des cours a ete votee de justesse.
Les etudiants ne sont pas comparables a des usagers de la SNCF. Perdre une annee d'etudes ou voir son annee fortement perturbee, c'est tres grave. Et je ne parle pas de la mauvaise image qu'une fois de plus la fac aura donne d'elle meme. Repere d'agitateurs. Il n'est d'ailleurs pas normal que les presidents d'université soient restes impuissants devant les AG. Dans un etablissement d'enseignement il faudrait les interdire. Ou en tout cas limiter grandement leur pouvoir de nuisance. J'espere que nous ne connaitrons plus dans l'avenir de tels mouvements, pour le coup ce serait vraiment une catastrophe pour la fac.
Personnellement je deplore qu'il n'y ait pas eu des le debut du mouvement, une grande emission televisee avec Mme Pecresse et Mr Darcos, pour eclaircir tous les points litigieux de maniere concise.
Pharmf900
17 Mai 2009, 00:24
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Raphael
19 Mai 2009, 14:36
Ce qu'a principalement demontré ce mouvement universitaire ?
Les EC sont pour un certain nombre d'entre eux de vrais salauds, n'hésitant pas a manipuler de petites tetes etudiantes, dans leur propre interet, sabottant ainsi tout un semestre universitaire, le transformant en une gigantesque lutte droite-gauche et manifestant le plus profond mépris envers les parents dont les revenus sont très faibles.
Il etait biensur plus facile de prendre en otage les etudiants plutot que de defiler soi-meme dans la rue a Paris risquant de se prendre quelques coups de matraques.
Ces evenements ne grandiront pas le monde universitaire.
Ma fac est toujours bloquée et nous attendons le vote des etudiants demain. Si les cours reprennent la semaine prochaine, ils auront eu 4 semaines de cours et des TD tous regroupés en amphis. Chapeau pour la pédagogie.
Ces evenements montrent surtout a quel point les EC se moquent éperduement de leur activité d'enseignement. C'est bien la, a mon avis, le point nevralgique de l'université.
Ces évènements n'ont fait que mettre en lumière le caractère bien peu professionnel de bons nombre d'EC. Et a ce titre j'espere bien que des retentions de salaire seront effectuées dans toutes les universités. Il est scandaleux que les étudiants soient les seuls à payer l'addition !!!!
Pharmd938
24 Mai 2009, 16:35
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Pharma596
30 Juin 2009, 14:39
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Ecureuil
01 Jui. 2009, 14:13
Les examens se deroulent en ce moment dans mon université, apres un mouvement de 3,5 mois et 4 semaines d'amenagement pedagogique. Inutile de vous dire qu'en 4 semaines on ne peut pas faire rentrer 3,5 mois de cours.
Qu'a cela ne tienne, ce matin, on nous a envoye les declarations de services de notre departement. Bien que tous les cours n'aient pas pu avoir lieu, un certain nombre de collegues n'ont pas hesite a declarer une feuille de service telle que prevue en debut d'annee universitaire avec des heures supplementaires pouvant aller de 50 a 110 heures !!!!!
Non seulement les EC se moquent eperduement de leur activite d'enseignement, des etudiants, mais en plus, ils prennent le contribuable pour une vache a lait, pour arrondir leur fin de mois.
Les discussions ont ete tellement houleuses ces dernieres semaines qu'un de nos collegues, qui s'etait tres mechamment énervé au cours d'un conseil d'UFR en est decede (d'une crise cardiaque) ce week-end. L'accumulation de responsabilités (prof, chef de departement, chercheur ...) et de situations tendues n'aidant en rien. La faute a un manque d'organisation flagrant a tous les niveaux et sans doute dans toutes les universités, ou chacun revendique le droit de ne faire que ce qui lui plait, au frais de la princesse et ou l'on n'a aucun moyen de rétorsion contre personne. Résultats ce sont toujours les memes bonnes pommes qui s'échinent à faire tourner la boutique, pendant que les autres ne pensent qu'à leurs publis et leur carrière.
Suite à des déclarations de services ne correspondant pas à la réalité de ce qui est inscrit sur le livret de l'etudiant, notre UFR va mettre au point un système de vérification des emplois du temps de chaque enseignant. Une décision qui traduit une bien triste réalité ...
En ces temps difficiles pour bon nombre de salariés et d'entreprises, les évènements de ces derniers mois dans les facs paraissent bien futiles.
Mon universite va mettre en place un systeme
Pharmb746
16 Jui. 2009, 18:24
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Pharmf553
25 Jui. 2009, 17:42
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phejuafrans
30 Jui. 2009, 06:33
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30 Jui. 2009, 19:43
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Pharme453
31 Jui. 2009, 07:39
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Infessitzef
01 Août 2009, 17:12
I require to positive if I am a gluten For years I deliver on the contrary been prospering to the bathroom 2 to 3 times a week and in the ambivalent it ALL comes off from the other days I couldn\t go.Lately I noticed bread has been hurting my stomach...maybe my desire can't compress bread Do you conceive of a pharmasist could stop me to skilled in if that is the case?
Pharmb939
05 Août 2009, 09:49
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Pharmf57
10 Août 2009, 09:42
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alexe739
12 Août 2009, 19:30
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15 Nov. 2009, 23:52
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Pharme749
16 Nov. 2009, 01:05
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nipaperganst
09 Fév. 2010, 00:32
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